Expatriation fiscale · Patrimoine international

Transférer votre résidence fiscale hors de France,
en sécurité.

Lorsqu'un patrimoine, en particulier en cryptoactifs, devient important et international, l'expatriation fiscale peut devenir une véritable option.

Encore faut-il la préparer, car une opération mal anticipée peut coûter plus cher qu'un impôt assumé en France.

Nous accompagnons celles et ceux qui envisagent de partir, en cadrant leur résidence fiscale et le calendrier de départ, et en structurant leurs opérations. L'objectif : un départ juridiquement solide, à chaque étape.

Pour qui

Cette démarche est faite pour vous si…

  • Votre patrimoine crypto est significatif. Il représente une part importante de vos avoirs, et l'imposition de sa cession pèse réellement sur vos décisions.
  • Votre projet de départ est concret. Vous envisagez sérieusement de transférer votre résidence fiscale hors de France, pas seulement d'y réfléchir.
  • Une cession importante est à venir. Vous voulez maîtriser le moment du cash out et éviter tout rattachement à la France.
  • Vous détenez des comptes ou actifs à l'étranger. Et vous voulez rester en conformité, avant comme après le départ.
Ce qui est en jeu

Une expatriation mal préparée peut coûter plus cher qu'un impôt assumé.

S'expatrier ne consiste pas à changer d'adresse. Une anticipation défaillante peut entraîner une requalification en résident fiscal français, une imposition inattendue au départ ou à la cession, et des sanctions déclaratives, parfois plusieurs années après le départ.

Pas 183 jours
La résidence fiscale ne se résume pas à un décompte de jours : la France applique les critères du foyer et du centre des intérêts économiques (art. 4 B du CGIU).
800 000 €
Seuil d'exposition à l'exit tax sur les titres et droits sociaux, en cas de détention via une société (art. 167 bis du CGI).
10 ans
Délai de reprise de l'administration lorsque des comptes détenus à l'étranger n'ont pas été déclarés.
40 % ou 80 %
Majorations quasi systématiques en cas de redressement post-départ, sur une base déjà imposée, en plus des intérêts de retard.
Exit tax et sursis

Où en est-on aujourd'hui.

L'exit tax frappe les plus-values latentes sur droits sociaux et valeurs mobilières au-delà de certains seuils (art. 167 bis du CGI). À ce jour, les cryptoactifs détenus en direct par un particulier n'y sont pas visés. La logique s'inverse en cas de détention via une société : les titres de cette société entrent dans le champ du dispositif dès les seuils atteints.

Un sursis de paiement peut par ailleurs être obtenu, ce qui évite d'acquitter immédiatement l'imposition. Ses conditions dépendent étroitement de l'État de destination : automatique au sein de l'Union européenne et de l'Espace économique européen, il suppose ailleurs une demande et, le plus souvent, la constitution de garanties. C'est un point central de la préparation, à articuler avec la convention fiscale applicable.

La loi de finances pour 2026 a maintenu l'architecture de l'exit tax tout en renforçant les obligations déclaratives, y compris sur les comptes de cryptoactifs. Une évolution du dispositif n'est pas à exclure à terme.

Contexte — La directive DAC 8

La transparence fiscale devient automatique.

Le calendrier de la directive DAC 8 est déjà arrêté. Il encadre la traçabilité des actifs, en France comme à l'étranger.

1er janvier 2026
Les plateformes (PSCA - prestataires de services sur crypto-actifs) collectent l'identité, le NIF et les flux de leurs utilisateurs.
15 juin 2027
Première transmission automatique des données par les plateformes à la DGFiP (transactions 2026).
30 septembre 2027
Premier échange automatique entre administrations fiscales de l'UE.
2027-2028
Déploiement du CARF (Crypto-Asset Reporting Framework - OCDE) : parmi les juridictions engagées, le Royaume-Uni, la Suisse, les Émirats, Singapour et Hong Kong.

Cette transparence accrue est un élément de contexte à connaître. Elle ne constitue pas en soi une raison de partir : elle rend simplement d'autant plus utile, pour qui envisage une expatriation, de la préparer proprement et de rester en conformité.

Notre méthode

Un parcours en quatre temps, du cadrage au suivi après le départ.

01

Diagnostic

Un entretien avec Maître Némarq-Attias pour cadrer votre situation, vos objectifs et le ou les pays envisagé(s), et identifier les points de vigilance.

Cadrage
02

Feuille de route

Une analyse écrite et un calendrier d'opérations, précisant le moment de chaque décision, sa justification et les documents à réunir.

Sécurisation
03

Accompagnement

La mise en œuvre coordonnée, du transfert de résidence à la réalisation de vos actifs, en lien avec vos interlocuteurs bancaires et vos conseils locaux.

Coordination
04

Suivi

Le maintien de la sécurité juridique après le départ, obligations déclaratives comprises, et l'anticipation d'un éventuel contrôle.

Après le départ
Ce que couvre l'accompagnement

Un périmètre coordonné : fiscal, patrimonial, bancaire et familial.

  • Résidence fiscale. Détermination du moment effectif de changement de la résidence fiscale française, analyse du calendrier de départ et de présence, au regard des critères de l'article 4 B du CGI et des conventions fiscales.
  • Sécurisation de la réalisation des actifs. Validation du moment à partir duquel une cession peut être réalisée sans risque de rattachement à la France, stratégie de bancarisation, maintien ou non de comptes en France.
  • Exit tax et sursis de paiement. Analyse de votre exposition, en direct comme via société, et des possibilités de sursis d'imposition selon l'État de destination et la convention applicable.
  • Conventions fiscales bilatérales. Articulation avec le droit interne du pays de destination, pour éviter double imposition et requalification.
  • Feuille de route opérationnelle. Une trajectoire fiscale, administrative et bancaire, échelonnée dans le temps et documentée.
  • Situation familiale et patrimoniale. Prise en compte du foyer, des études ou activités des proches, de la gestion patrimoniale et des enjeux de succession.
  • Obligations déclaratives et suivi. Sécurisation des déclarations, avant et après le départ, et anticipation d'un éventuel contrôle.
Dans la presse

Une expertise reconnue par les médias de référence.

Maître Stéphanie Némarq-Attias signe régulièrement des tribunes et intervient sur ces sujets, notamment dans Les Échos, sur BFM Crypto et sur BSmart.

Pourquoi QOMIT

Un dossier suivi par une avocate fiscaliste dédiée.

Votre dossier est traité sous la responsabilité de Maître Stéphanie Némarq-Attias, avocate fiscaliste depuis 17 ans, fondatrice de QOMIT.

QOMIT figure au classement Décideurs / Leaders League 2026, dans la catégorie Blockchain.

Fiscalité patrimoniale et internationale

Le cabinet accompagne la fiscalité des patrimoines complexes et internationaux, dont les cryptoactifs.

Confidentialité garantie

Vos échanges sont couverts par le secret professionnel de l'avocat.

Une approche globale

Fiscal, patrimonial, bancaire et familial sont traités ensemble, jamais en silos.

Un dossier porté personnellement

La stratégie et les décisions clés restent assurées par Maître Némarq-Attias.

Honoraires

Un accompagnement entièrement sur-mesure.

Chaque projet d'expatriation est unique : pays de destination, composition du patrimoine, situation familiale, calendrier. Tout commence par une première réunion de cadrage, pour mesurer la faisabilité de votre projet et définir les prochaines étapes.

À l'issue de cette réunion, nous vous proposerons un forfait d'intervention adapté à votre situation.

Échanger avec le cabinet →
Questions fréquentes

Avant de partir

Mes cryptoactifs sont-ils concernés par l'exit tax ?

Détenus en direct par un particulier, non : ils ne sont pas visés à ce jour par l'article 167 bis du CGI. Détenus via une société, la réponse change : les titres de cette société entrent dans le champ de l'exit tax dès les seuils atteints. Le diagnostic précise votre situation.

Combien de temps dois-je rester hors de France ?

La résidence fiscale ne se résume pas à un décompte de 183 jours. La France applique les critères de l'article 4 B du CGI : foyer, lieu de séjour principal, activité, centre des intérêts économiques. Le pays de destination doit devenir le centre réel de votre vie.

Puis-je bénéficier d'un sursis de paiement de l'exit tax ?

Cela dépend de l'État de destination. Le sursis est automatique au sein de l'Union européenne et de l'Espace économique européen ; ailleurs, il suppose une demande et, le plus souvent, des garanties. C'est un point à cadrer en amont, avec la convention fiscale applicable.

Que risque-t-on si l'expatriation est mal préparée ?

Une requalification en résident fiscal français, une imposition inattendue au départ ou à la cession, et des majorations de 40 % ou 80 % appliquées quasi systématiquement en cas de redressement. Ces situations peuvent survenir plusieurs années après le départ.

Faut-il aussi un conseil dans le pays de destination ?

Oui. Notre intervention porte sur le droit français, qui détermine votre sortie du système fiscal français. Elle se coordonne avec un conseil local, qui traite la fiscalité d'arrivée. Nous articulons les deux.

Faut-il partir avant l'entrée en vigueur de DAC 8 ?

Non, DAC 8 n'est pas une raison de partir. Elle renforce la transparence sur les actifs, en France comme à l'étranger. Elle rend simplement d'autant plus important, pour qui envisage une expatriation, de la préparer proprement et de rester en conformité.

M'expatrier à Dubaï annule-t-il l'impôt sur mes plus-values crypto ?

Les Émirats n'imposent ni le revenu ni les plus-values des particuliers, ce qui rend le cash out attractif. Mais l'essentiel se joue côté français : la France ne reconnaît votre départ que si votre résidence y est réellement transférée, avec une substance véritable sur place. Une adresse ne suffit pas. Le calendrier de la cession et l'articulation avec la convention franco-émirienne sont déterminants.

Le Portugal est-il toujours intéressant pour la fiscalité crypto ?

Le Portugal a longtemps exonéré les plus-values crypto détenues plus d'un an, sous conditions, mais son cadre a évolué (fin du régime des résidents non habituels dans sa forme classique). L'avantage doit donc être vérifié au cas par cas, à jour de la législation portugaise, et surtout sécurisé côté français : perte effective de la résidence, exit tax le cas échéant, et convention franco-portugaise.

Malte et son régime non-dom conviennent-ils à un détenteur de crypto ?

Malte propose un régime de résident non domicilié où certains gains de source étrangère non rapatriés peuvent être exonérés, la détention longue de crypto pouvant échapper à l'imposition. Les conditions sont techniques et dépendent de la nature de votre activité, investissement ou trading. Là encore, la sécurité vient d'abord d'une sortie française propre et documentée.

Maurice est-il une destination adaptée pour une expatriation crypto ?

Maurice applique un système territorial sans imposition générale des plus-values, l'activité de trading pouvant toutefois être imposée. La convention franco-mauricienne et les critères de résidence encadrent l'opération. Comme pour toute destination, le point décisif reste la date effective de perte de la résidence fiscale française et le calendrier des cessions.

Bring your crypto accounts into compliance before the tax authorities contact you.

Un premier échange permet de cadrer votre situation, d'en mesurer la faisabilité et de définir la marche à suivre.